Comme la confession d’une tristesse qui ne connaîtrait jamais de fin. Je venais de quitter Bangkok pour rallier la Réunion lorsque mon voisin de cabine dans l’avion commença à me parler. Il ne parlait pas français, je ne connaissais pas un mot d’ukrainien. Mais nous avons finalement pu échanger en anglais sur son passé. La peine avait profondément creusé son visage, et pour cause. Cet homme était un militaire ukrainien.
En vol, il me raconta ses huit mois sur le champ de bataille. Il me confia avoir perdu sa femme et ses enfants. En outre, la nécessité de retrouver d’autres proches sur l’île Maurice. Juste avant d’atterrir à Saint-Denis, il me remit les douilles de plusieurs balles qu’il avait tirées. Cela me bouleversa. Stop Wars, c’est le cri de mon espérance. Il faut que ça s’arrête ! Stop Wars, c’est aussi ma volonté de repositionner le respect de l’humanité de chacun, qu’il soit Ukrainien ou Russe. Comme cela devrait être déjà le cas.