salvador dalí
Le catalan
inspirations
Il n’y en a pas deux comme lui. Et il restera pour toujours le seul et unique. Si Salvador Dalí a marqué son époque, il a également marqué un courant et la postérité. Il a notamment transmis, à des artistes peintres comme moi, le goût du lâcher prise, de l’audace et du temps de soi.
Non loin de la frontière franco-espagnole, la petite ville de Figueres n’est, en général, pas celle qui figure parmi les cités du royaume que l’on se doit de visiter en priorité. Le centre ville a du charme il est vrai. Certaines de ses bâtisses dévoilent des touches architecturales inspirantes. Mais, en vérité, ce n’est pas cela qui peut convaincre le visiteur de prendre le temps, de rester, puis de revenir. Ce qui le retient se situe au bout de la rue du Saint Père, sur la place dont le nom est tout à la fois un hommage à ses travaux et son grand amour : le Théâtre-musée de Salvador Dalí.
En observant le sculpture surréaliste qu’il a réalisé en hommage à Francesc Pujols, on se laisse déjà happer par son approche multidimensionnelle de l’art. On a à l’esprit ses frasques mémorables devant les caméras du monde entier qui firent sa légende tout autant que ses toiles. On s’interroge également sur ce que nous réserve véritablement l’exploration de sa créativité folle complètement assumée. D’une certaine manière, on est à sa merci : voilà ce qui nous encourage à entrer, avant tout le reste.
Salvador Dalí : l’ancrage
Je n’ai pas visité le Théâtre-Musée de Salvador Dalí une fois, mais plusieurs. Je suis également allée au Port Lligat, à deux pas de Cadaquès. C’est là qu’en 1930, Dalí avait acheté sa petite cabane de pêcheur, puis, au fil des ans, d’autres cabanes qui la jouxtaient. Il a fait de ces espaces une maison labyrinthe, devenue une Maison-musée il y a quelques années.
En la visitant, on saisit instantanément ce qui lui parlait tant. D’abord, le cadre naturel : nombreux sont les lieux, à l’intérieur de la maison comme à l’extérieur, offrant un panorama sur la sublime crique de Portlligat. Dalí l’a représentée à maintes reprises dans ses tableaux. En outre, la maison dévoile un vrai dédale propice, sans nul doute, à l’épanouissement des idées et des émotions du peintre. Elle fut aussi un refuge, lui permettant de se retrouver, seul ou avec son épouse Gala.
La force de l’amour Fou
La vie de Dalí n aurait peut-être pas été ce qu’elle fut s’il ne l’avait pas rencontrée. Leur amour fusionnel et passionné l’a emmené très loin. J’irais même jusqu’à dire : plus loin que lui-même. S’il a pu parler de ses démons et les apprivoiser, c’est grâce à leur amour et à leur folie commune.
Gala a su porter Dalí au sommet de son art. Elle a grandement contribué à le faire connaître, ainsi qu’à sa reconnaissance à l’international. Contrairement à lui, elle avait une bonne maîtrise des finances. Plus encore, elle fut celle qui distingua toute l’ampleur de son potentiel. En définitive, bien plus qu’il n’en fut capable lui-même.
Salvador Dalí : vol au dessus d’un nid de temporalités
L’œuvre de Salvador Dalí fait partie de mes grandes influences artistiques. S’il aimait son excentricité et qu’il ne manquait pas une occasion pour la laisser s’exprimer, son exagération contrôlée m’a toujours fascinée. Il cultivait avec art cet esprit qu’il ne voulait surtout pas dissimuler mais exposer au plus haut niveau. Au-delà de son talent, de sa pugnacité et de ses provocations, c’est sa folie et ses névroses qui ont fait de lui un génie visionnaire et le maître du surréalisme.
Une toile en particulier ne m’a jamais quittée : La désintégration de la persistance de la mémoire. Il s’agit d’une huile sur toile que Dalí a peinte entre 1952 et 1954, vingt-et-un ans après La persistance de la mémoire. On y retrouve ses fameuses montres molles, nées d’un rêve de camembert qui coule. Celles-ci se mêlent au réalisme, si précis, de Dalí. Mais pour moi, ce tableau illustre parfaitement la lutte que nous vivons en permanence. Construire, déconstruire. Opposer le passé au présent, sans jamais trouver le bon et juste milieu.
Christine Gaudy
Inspirations
salvador dalí
Le Catalan
Il n’y en a pas deux comme lui. Et il restera pour toujours le seul et unique. Si Salvador Dalí a marqué son époque, il a également marqué un courant et la postérité. Il a notamment transmis, à des artistes peintres comme moi, le goût du lâcher prise, de l’audace et du temps de soi.
Non loin de la frontière franco-espagnole, la petite ville de Figueres n’est, en général, pas celle qui figure parmi les cités du royaume que l’on se doit de visiter en priorité. Le centre ville a du charme il est vrai. Certaines de ses bâtisses dévoilent des touches architecturales inspirantes. Mais, en vérité, ce n’est pas cela qui peut convaincre le visiteur de prendre le temps, de rester, puis de revenir. Ce qui le retient se situe au bout de la rue du Saint Père, sur la place dont le nom est tout à la fois un hommage à ses travaux et son grand amour : le Théâtre-musée de Salvador Dalí.
En observant le sculpture surréaliste qu’il a réalisé en hommage à Francesc Pujols, on se laisse déjà happer par son approche multidimensionnelle de l’art. On a à l’esprit ses frasques mémorables devant les caméras du monde entier qui firent sa légende tout autant que ses toiles. On s’interroge également sur ce que nous réserve véritablement l’exploration de sa créativité folle complètement assumée. D’une certaine manière, on est à sa merci : voilà ce qui nous encourage à entrer, avant tout le reste.
Salvador Dalí : l’ancrage
Je n’ai pas visité le Théâtre-Musée de Salvador Dalí une fois, mais plusieurs. Je suis également allée au Port Lligat, à deux pas de Cadaquès. C’est là qu’en 1930, Dalí avait acheté sa petite cabane de pêcheur, puis, au fil des ans, d’autres cabanes qui la jouxtaient. Il a fait de ces espaces une maison labyrinthe, devenue une Maison-musée il y a quelques années.
En la visitant, on saisit instantanément ce qui lui parlait tant. D’abord, le cadre naturel : nombreux sont les lieux, à l’intérieur de la maison comme à l’extérieur, offrant un panorama sur la sublime crique de Portlligat. Dalí l’a représentée à maintes reprises dans ses tableaux. En outre, la maison dévoile un vrai dédale propice, sans nul doute, à l’épanouissement des idées et des émotions du peintre. Elle fut aussi un refuge, lui permettant de se retrouver, seul ou avec son épouse Gala.
La force de l’amour Fou
La vie de Dalí n aurait peut-être pas été ce qu’elle fut s’il ne l’avait pas rencontrée. Leur amour fusionnel et passionné l’a emmené très loin. J’irais même jusqu’à dire : plus loin que lui-même. S’il a pu parler de ses démons et les apprivoiser, c’est grâce à leur amour et à leur folie commune.
Gala a su porter Dalí au sommet de son art. Elle a grandement contribué à le faire connaître, ainsi qu’à sa reconnaissance à l’international. Contrairement à lui, elle avait une bonne maîtrise des finances. Plus encore, elle fut celle qui distingua toute l’ampleur de son potentiel. En définitive, bien plus qu’il n’en fut capable lui-même.
Salvador Dalí : vol au dessus d’un nid de temporalités
L’œuvre de Salvador Dalí fait partie de mes grandes influences artistiques. S’il aimait son excentricité et qu’il ne manquait pas une occasion pour la laisser s’exprimer, son exagération contrôlée m’a toujours fascinée. Il cultivait avec art cet esprit qu’il ne voulait surtout pas dissimuler mais exposer au plus haut niveau. Au-delà de son talent, de sa pugnacité et de ses provocations, c’est sa folie et ses névroses qui ont fait de lui un génie visionnaire et le maître du surréalisme.
Une toile en particulier ne m’a jamais quittée : La désintégration de la persistance de la mémoire. Il s’agit d’une huile sur toile que Dalí a peinte entre 1952 et 1954, vingt-et-un ans après La persistance de la mémoire. On y retrouve ses fameuses montres molles, nées d’un rêve de camembert qui coule. Celles-ci se mêlent au réalisme, si précis, de Dalí. Mais pour moi, ce tableau illustre parfaitement la lutte que nous vivons en permanence. Construire, déconstruire. Opposer le passé au présent, sans jamais trouver le bon et juste milieu.
Christine Gaudy
Inspirations
salvador dalí
Le Catalan
Il n’y en a pas deux comme lui. Et il restera pour toujours le seul et unique. Si Salvador Dalí a marqué son époque, il a également marqué un courant et la postérité. Il a notamment transmis, à des artistes peintres comme moi, le goût du lâcher prise, de l’audace et du temps de soi.
Non loin de la frontière franco-espagnole, la petite ville de Figueres n’est, en général, pas celle qui figure parmi les cités du royaume que l’on se doit de visiter en priorité. Le centre ville a du charme il est vrai. Certaines de ses bâtisses dévoilent des touches architecturales inspirantes. Mais, en vérité, ce n’est pas cela qui peut convaincre le visiteur de prendre le temps, de rester, puis de revenir. Ce qui le retient se situe au bout de la rue du Saint Père, sur la place dont le nom est tout à la fois un hommage à ses travaux et son grand amour : le Théâtre-musée de Salvador Dalí.
En observant le sculpture surréaliste qu’il a réalisé en hommage à Francesc Pujols, on se laisse déjà happer par son approche multidimensionnelle de l’art. On a à l’esprit ses frasques mémorables devant les caméras du monde entier qui firent sa légende tout autant que ses toiles. On s’interroge également sur ce que nous réserve véritablement l’exploration de sa créativité folle complètement assumée. D’une certaine manière, on est à sa merci : voilà ce qui nous encourage à entrer, avant tout le reste.
Salvador Dalí : l’ancrage
Je n’ai pas visité le Théâtre-Musée de Salvador Dalí une fois, mais plusieurs. Je suis également allée au Port Lligat, à deux pas de Cadaquès. C’est là qu’en 1930, Dalí avait acheté sa petite cabane de pêcheur, puis, au fil des ans, d’autres cabanes qui la jouxtaient. Il a fait de ces espaces une maison labyrinthe, devenue une Maison-musée il y a quelques années.
En la visitant, on saisit instantanément ce qui lui parlait tant. D’abord, le cadre naturel : nombreux sont les lieux, à l’intérieur de la maison comme à l’extérieur, offrant un panorama sur la sublime crique de Portlligat. Dalí l’a représentée à maintes reprises dans ses tableaux. En outre, la maison dévoile un vrai dédale propice, sans nul doute, à l’épanouissement des idées et des émotions du peintre. Elle fut aussi un refuge, lui permettant de se retrouver, seul ou avec son épouse Gala.
La force de l’amour Fou
La vie de Dalí n aurait peut-être pas été ce qu’elle fut s’il ne l’avait pas rencontrée. Leur amour fusionnel et passionné l’a emmené très loin. J’irais même jusqu’à dire : plus loin que lui-même. S’il a pu parler de ses démons et les apprivoiser, c’est grâce à leur amour et à leur folie commune.
Gala a su porter Dalí au sommet de son art. Elle a grandement contribué à le faire connaître, ainsi qu’à sa reconnaissance à l’international. Contrairement à lui, elle avait une bonne maîtrise des finances. Plus encore, elle fut celle qui distingua toute l’ampleur de son potentiel. En définitive, bien plus qu’il n’en fut capable lui-même.
Salvador Dalí : vol au dessus d’un nid de temporalités
L’œuvre de Salvador Dalí fait partie de mes grandes influences artistiques. S’il aimait son excentricité et qu’il ne manquait pas une occasion pour la laisser s’exprimer, son exagération contrôlée m’a toujours fascinée. Il cultivait avec art cet esprit qu’il ne voulait surtout pas dissimuler mais exposer au plus haut niveau. Au-delà de son talent, de sa pugnacité et de ses provocations, c’est sa folie et ses névroses qui ont fait de lui un génie visionnaire et le maître du surréalisme.
Une toile en particulier ne m’a jamais quittée : La désintégration de la persistance de la mémoire. Il s’agit d’une huile sur toile que Dalí a peinte entre 1952 et 1954, vingt-et-un ans après La persistance de la mémoire. On y retrouve ses fameuses montres molles, nées d’un rêve de camembert qui coule. Celles-ci se mêlent au réalisme, si précis, de Dalí. Mais pour moi, ce tableau illustre parfaitement la lutte que nous vivons en permanence. Construire, déconstruire. Opposer le passé au présent, sans jamais trouver le bon et juste milieu.